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"Le Blues comporte autant de variantes qu'il y a d'étoiles dans le ciel. On

Guitariste et inventeur de génie, Lester William Polfuss a créé l’instrument ultime du rock, la Gibson qui porte son nom d’artiste. Il est mort hier à
94 ans.
© AP/JOHN BELLISSIMO | Pour ses 72 ans, Les Paul est fêté au Hard Rock Café de New York. Il est entouré des guitaristes britanniques Jeff Beck (à g.) et Jimmy Page.
Thierry Meyer | 14.08.2009 | 00:01
Un bricoleur touche-à-tout qui a bouleversé l’histoire du rock est mort hier, tout doucement, dans un hôpital de White Plains, près de New York. Lester William Polfuss avait 94 ans, et souffrait de complications d’une pneumonie. Son nom et son visage ne vous disent rien? Normal. Ce génie a fait sa gloire avec un diminutif, Les Paul. Et un objet, la guitare qui porte son nom. La Gibson Les Paul, mythique lutherie pour rock lourd.
Car c’est bien le rock, et plus particulièrement son expression britannique qui, dès la fin des années soixante, va propulser «la bûche» (le premier nom donné par Les Paul à son invention) au rang d’icône.
Jimmy Page, Jeff Beck, Eric Clapton en Europe, Mike Bloomfield, Duane Allman et Carlos Santana aux Etats-Unis ne sont que quelques-uns des guitaristes qui s’arrachent un instrument que son constructeur a pourtant abandonné. Motif: des ventes trop faibles. Mais la Gibson Les Paul, première «vraie» guitare à corps plein (solidbody), tout en acajou, sort, grâce à ses micros à double bobinage, un son massif, puissant, au sustain (maintien de la note) imbattable, qui plaît à ces artistes malaxant le blues pour le durcir.
Du coup, la production reprend, en 1968. Depuis, des centaines de modèles sont sortis des ateliers américains, jusqu’à cette version «Robot» qui s’accorde toute seule, construite en 2007 à 4000 exemplaires.
Le succès des Les Paul, instrument de luxe dont l’achat signifie pour un guitariste l’accession à une sorte de caste, ne se démentit pas au fil des générations. Avec sa «rivale», la Fender Stratocaster, elle incarne le rock.
Débuts difficiles
Les Paul a pourtant mis longtemps avant de convaincre. Son prof de piano, d’abord, qui renvoie le gamin de 9 ans en implorant sa mère de ne plus jamais lui confier son fils… Musicien
professionnel dès l’âge de 17 ans, au banjo puis à la guitare, Les Paul (qui s’appelle encore Lester Polfuss) s’intéresse à l’électronique. Il n’aime pas le son des premières guitares
électrifiées, qui dégagent du larsen (sifflement incontrôlé) à cause de leurs micros posés à même la caisse. Après plusieurs tentatives, il présente en 1946 sa première
solidbody au propriétaire de Gibson, Maurice Berlin. Qui lui répond: «C’est rien qu'un balai avec des micros!» Il faudra au big boss six ans pour changer d’avis, et proposer à Les Paul
de donner son nom à une guitare. Gibson veut moderniser son offre.
Pendant ce temps, Les Paul invente le magnétophone multipistes et la technique de re-recording (piste sur piste qui se répètent). Il utilisera cette astuce en duo avec sa compagne, Mary Ford, avec laquelle il connaît le succès musical dans les années cinquante. Ironie, l’avènement du rock plonge le musicien dans l’oubli. Pas l’inventeur, ni, surtout, sa légendaire guitare…
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Les Tontons Flingueurs Associés proposent :
MEGAN BAWDEN AND THE BULLSHIT HONEYS (Melbourne, Australie) + PETE ROSS (Melbourne, Australie) Vendredi 7 août au Méridien, Castanet, Nîmes Attention, la soirée débutera vers 21 heures afin de respecter le voisinage., entrée libre Les Tontons Flingueurs Associés rompent exceptionnellement la trêve estivale ce vendredi 7 août pour vous proposer une de ces fameuses soirées australiennes dont ils ont le secret en vous présentant pour la première fois par ici, Megan Bawden and the Bullshit Honeys ! Megan Bawden, est une chanteuse/guitariste originaire de Melbourne en Australie. Elle débarque pour sa première tournée européenne en juillet-août (13 dates en Farnce et 4 en Espagne, ni plus, ni moins), accompagnée de son super groupe franco-australien de delinquents notoires, les Bullshit Honeys. Œuvrant dans un pur country rock trash et sensuel, son dernier album, Bullshit Honey, comprend le titre underground culte “Neil Young, You're my Hero”, dont le clip a récemment cartonné sur Facebook et autres You tube, allez voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=kpalRwqUpIk Pour Miss Bawden, ce qui compte, c'est la musique : elle n'a pas de groupe attitré et c’est gré des humeurs et des calendriers qu’ on retrouve avec elle des pointures tels Tony Pola (déjà passé à Nîmes avec les Beasts of Bourbon), Warren Ellis (qui s'amuse maintenant avec Nick Cave), James Boddington, Jim White (Dirty Three, Cat Power), Cathy Green (X) Janine Hall (Saints), Nick Rischbieth & Stefan Fidock (Sacred Cowboys) Rosie Westbrook (Mick Harvey) ou Johnny Casino. Pour cette tournée, elle sera accompagnée de musiciens qui ne dépareront pas dans cette galerie : les inénarables Dimi Dero et Vinz Guilluy (Dimi Dero Inc, The Holy Curse, Penny Ikinger et on en passé…) plus Pete Ross (Pete Ross & the Paesanos) qui assurera d’ailleurs une première partie en solo. Bref, que vous aimiez, Neil Young ou les Beasts of Bourbon, Mark Lanegan ou Lou Reed, Johnny Cash ou Alex Chilton, ou que vous soyez simplement en manque d’un bon moment de rock qui ne vous explosera pas les oreilles ni ne vous étouffera sous le nombre, vous auriez bien tord de vous priver d’une super soirée pétanque, mergez et rock’n’roll au Méridien !!!… Attention, le concert débutera vers 21 heures afin de respecter au mieux le voisinage, qu’on se le dise. |
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