PLAYLIST DU 23/11/07

Publié le par bobby

 

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                           CROSSROADS

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1- J.L HOOKER-Send me your pillow           

 

2- DION- Spoonful                                             

 

3- Guitar SLIM- The story of my life               

 

4- Fred CHAPELIER- Beer drinkin’ woman    

 



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L'élève & le maitre pour le titre:
                    Its all over now

Le maitre:

5- The VALENTINOS-  
                                                               The Valentino's
                                        
        

 Les élèves:                                         

6- The ROLLING STONES  
      12 X 5                             

 7- MOLLY HATCHET

                                                       Flirtin' with Disaster

8- Mr BOOGIE WOOGIE- Meade’s spécial            

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9- S.TERRY/B.Mc GHEE- Goin’down slow             

 

10- SPOONFUL  of  BLUES –Mississippi Travelin Man  

 
          www.bluestownrecords.com 

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FLASH SUR:
     
          John Lee Hooker

 

                                                                                  

 

John Lee Hooker (17 ou 22 août 1917 - 21 juin 2001) est un guitariste et chanteur de blues américain. Son style unique et authentique à la fois en a fait l'un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le Blues et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

// Probablement né entre le 17 et le 22 août 1917 près de Clarksdale dans le Mississippi, John Lee Hooker est le dernier d'une famille pauvre de 11 enfants. Durant sa prime enfance, il n'est exposé à la musique que sous la forme de chants religieux tels que le Gospel, seule forme musicale que son père, pasteur de son état, autorise à sa famille. Il ne se familiarise avec le Blues qu'après la séparation de ses parents en 1921 et le remariage de sa mère avec Willie Moore, ouvrier agricole et bluesman à ses heures, qui lui apprend des rudiments de guitare. Toute sa vie, John Lee Hooker rendra hommage à son beau-père, qu'il considère à l'origine de son style très personnel. En 1933, le père de Hooker meurt, et John Lee, âgé de seulement 15 ans, fuit son foyer. Il ne reverra jamais ni sa mère ni son beau-père.

Après diverses péripéties sur lesquelles les sources diffèrent, il s'installe en 1943 à Detroit, alors capitale de l'industrie automobile, dans l'intention d'y exercer un travail d'ouvrier. Dans le même temps, il tente de trouver des engagements de musiciens dans les bars et les bordels de Hasting Street, le quartier des plaisirs de la ville. Il y connaît des débuts difficiles dus au manque de puissance sonore de son instrument : il faut parvenir à couvrir le bruit des consommateurs, voire des orchestres concurrents ! Il adopte donc très tôt les premières guitares électriques, qui permettent, grâce à leurs micros intégrés et à un amplificateur, de jouer plus fort que n'importe qui, et développe un style agressif et hypnotique, exploitant au mieux l'énergie musicale de l'électricité. En 1948, il enregistre son premier disque, la chanson Boogie Chillen, dans un style rudimentaire, proche de la parole, qui deviendra sa marque de fabrique.

 

La "première carrière" de John Lee Hooker [

Les musiciens noirs étant très mal payés à cette époque, Hooker, malgré le succès de ses disques, est contraint de courir les studios et les contrats, enregistrant parfois plusieurs fois le même morceaux, avec des variations minimes, sous des pseudonymes tels que "John Lee Booker," "Johnny Hooker," ou "John Cooker". Sa musique, très libre sur le plan rythmique, supportant mal l'accompagnement, il est le plus souvent enregistré seul, marquant le rythme à l'aide d'une capsule de Coca Cola clouée sous sa chaussure.

Dans les années 50, les temps sont durs pour les musiciens de Blues américains comme John Lee Hooker : une partie du public noir se désintéresse de leur musique au profit du Rhythm and Blues, plus entraînant et dansant. Quant aux blancs, le marché très compartimenté de la musique aux États Unis, allié au racisme ambiant, les empêchent d'avoir simplement accès au Blues. Durant cette période, de nombreux bluesman, ne parvenant plus à survivre de leur art, sont contraints de redevenir ouvriers ou métayers. John Lee Hooker parvient tant bien que mal à se maintenir à flot, mais sa carrière stagne. Jusqu'à ce qu'un événement inattendu ne vienne sauver la donne ...

 

John Lee Hooker, icône du Blues

Avec les années 60 vient en effet le British Blues Boom : des musiciens anglais comme les Rolling Stones, Eric Clapton ou John Mayall redécouvrent le Blues, le pratiquent et sortent de l'oubli quantité de musiciens légendaires, dont Hooker. Le public européen, avide d'authenticité, lui fait un triomphe dont lui-même, habitué au mépris des blancs aux États-Unis, est stupéfait. John Lee Hooker devient alors une véritable star dans le monde entier, aux côtés d'autres grands musiciens fraichement redécouverts comme Muddy Waters ou Howlin' Wolf.Il enregistre avec les plus grands groupes de Blues électrique tels que Canned Heat, et démarre une carrière internationale fructueuse qui durera jusqu'à sa mort.

En 1980, il joue son tube Boom Boom dans le film The Blues Brothers. Pour respecter son style d'improvisation, sa prestation est filmée et enregistrée en live, au contraire de bien des films musicaux qui utilisent le playback. Il se joint en 1989 à d'autres musiciens prestigieux tels que Carlos Santana et Keith Richards pour enregistrer l'album The Healer, qui lui vaudra un Grammy Award du Meilleur disque de Blues traditionnel. Il chante également plusieurs morceaux aux côtés de Van Morrison, dont "Never Get Out of These Blues Alive", "The Healing Game" et "I Cover the Waterfront", et se produit avec lui sur scène. A la fin de sa vie, Hooker s'installe à San Francisco, où il ouvre un club de Blues nommé d'après son plus grand succès, Boom Boom Room. Il tombe malade en 2001, juste avant une tournée en Europe, et meurt peu après, à l'âge probable de 83 ans.

 

Style et influence

John Lee Hooker est l'un des musiciens de Blues les plus influents de son époque. Son style inimitable, à la fois traditionnel et iconoclaste, a fait de lui une véritable icône du Blues et l'un des pionniers du Rock and Roll. Son influence sur les musiciens du British Blues Boom tels que les Rolling Stones, Eric Clapton, John Mayall et toute la vague de "Blues blanc" de cette époque, est essentielle. Il a également contribué à lancer la carrière de Bob Dylan, qui a assuré sa première partie au début des années 60, et a ainsi été remarqué par de nombreux journalistes.

En tant que guitariste, le style de John Lee Hooker est simple (mais pas autant qu'il n'y paraît), hypnotique et violent. Inspiré des pianistes de Boogie-Woogie, il joue le plus souvent une ligne de basse avec son pouce tout en accompagnant son chant par des phrases mélodiques en forme de questions-réponses. Hooker respecte rarement les contraintes du canevas traditionnel du Blues, style codifié s'il en est, et préfère improviser de longues pièces qui n'obéissent plus à aucune règle, la musique servant de décor aux histoires racontées par la voix.

Bien qu'illettré, John Lee Hooker est en effet un excellent parolier, qui ne se contente pas, comme tant de ses contemporains, de copier des chansons connues. Ses paroles, souvent en grande partie improvisés et jamais répétées deux fois de la même manière, racontent avec une verve rare des histoires vécues, typiques du Blues : amours trahies, catastrophes naturelles, pauvreté, alcool, drogue… le tout soupoudré de références sexuelles plus ou moins métaphoriques.

Le style brutal et improvisé de John Lee Hooker est l'un des fondements du Rock and Roll des années 60, fortement teinté d'un Blues qu'il encourageait lui-même à se libérer de toute contrainte. John Lee Hooker est donc, avec d'autres, l'un des fondements d'une musique qui est l'une des plus inventives et belles du monde, et dont l'influence artistique, sociale et politique sur le XXe siècle se fait encore sentir de nos jours.

extrait de http://wikipédia.org

Publié dans crossroads

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