PLAYLIST 07/12/07

Publié le par bobby


 

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                                         CROSSROADS

 
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1# P.PERSONNE/H.f. THIEFAINE- L’appel de la foret                      

                                             

 

2# Ray CHARLES- Black Jack                                                 

 www.raycharles.com 

 

3# Jeff ZIMA- The hangover song                                            

 

                                                   Kidney Stew http://jeffzima.com   


    

4# Bob HALL- Death Ray Boogie 

   

                    Bluesweek       
              www.boogie.demon.co.uk                         

                                         

Le maitre & l’élève pour le titre:

                          Check up on my baby

 

5#Sonny Boy WILLIAMSON-                                                    

                                     

6# Doctor FEELGOOD-                                                          

    www.drfeelgood.de 

 

7#Lonnie JOHNSON- Lazy woman blues                                       

                                                                 Mr. Johnson Blues 

 

 coeur.jpg8# John FOGERTY- Long dark night 
                                                       
                             

9#.................................- River is waiting                                       

 

 

10# PERSONNE/THIEFAINE-Your Terraplane is ready mister Bob 
                             
  7000-APPAREILphotos-gif-003.gif    FLASH SUR:      

Sonny Boy Williamson (John Lee Williamson)
 

 

John Lee «Sonny Boy» Williamson (vocal/hca) Jackson, Tennessee, 30 mars 1914 - Chicago, Illinois, 1 er juin 1948.

L'oeuvre de John Lee «Sonny Boy» Williamson est une des plus importantes de l'histoire du blues. Harmoniciste novateur, il a définitivement installé ce petit instrument dans le blues orchestral. Il a aussi été un compositeur prolifique dont nombre de titres sont devenus des «classiques» du genre. Il a été enfin un des créateurs essentiels du Chicago blues moderne et son influence considérable s'exerce encore aujourd'hui sur des musiciens comme Snooky Pryor, Billy Boy Arnold ou Junior Wells !

Fils d'une famille de métayers du Tennessee, John Lee Williamson apprend tout seul à jouer de l'harmonica. On le retrouve dans un medicine show où il danse, fait le pitre et joue de l'harmonica au début du spectacle. C'est là qu'il acquiert le sobriquet de «Sonny Boy», à cause de son jeune âge. Il est affublé d'un grave problème d'élocution, bégayant à l'infini et parfois n'arrivant pas à sortir une phrase entière. Le blues de cette région, le Tennessee central, est dominé par la personnalité du guitariste-chanteur Sleepy John Estes. Le jeune Sonny Boy lui voue une admiration sans bornes et surtout à son harmoniciste Hammie Nixon dont il sera au départ un fidèle émule. Il réussit à se faire admettre dans l'entourage de Estes et devient très proche de Yank Rachell. Hammie Nixon est l'harmoniciste sur lequel Sonny Boy a modelé son jeu tandis que son chant est dérivé de la manière gutturale et mourante qu'a Estes de «pleurer» son blues. Ces effets de gorge, si caractéristiques de Sonny Boy et qui ont fait en partie son succès, lui permettent aussi de masquer ses défauts d'élocution et de les transformer en qualités. En 1934, Sonny Boy est à Saint Louis, s'y lie avec Henry Townsend, Walter Davis, Big J oe Williams et Robert Nighthawk.

C'est le pianiste Walter Davis qui le présente à Lester Melrose. Sonny Boy s'installe à Chicago, écume tous les clubs, devient un des favoris de la clientèle noire grâce à un jeu de scène dynamique et des qualités d'harmoniciste qui le placent alors hors de portée de ses concurrents. Pour sa première incursion en studio en 1937, il grave six titres, d'inspiration très proche de Sleepy John Estes, qui connaissent un exceptionnel succès aussi bien dans le Sud qu'à Chicago, notamment Good morning, little schoolgirl, au fort parfum rural mais avec un dynamisme et un swing résolument modernes. John Lee «Sonny Boy» Williamson est à 23 ans une des étoiles montantes du Chicago blues. Il va enregistrer pour Bluebird plus de 120 titres entre 1937 et 1947 sous son nom et autant en tant qu'accompagnateur de Robert Nighthawk, Big Joe Williams, Yank Rachell. À partir de 1939, Williamson est un des tout premiers à moderniser son blues pour répondre aux attentes des nombreux nouveaux migrants en provenance du Mississippi. Il met en place un orchestre de cinq à six instruments, avec une guitare électrique, souvent celle de Big Bill Broonzy, Big Joe Williams ou Robert Nighthawk, un piano et une section rythmique basse-batterie. Sonny Boy Williamson réussit à marier l'âpreté du blues sudiste d'un Sleepy John Estes, le swing du Bluebird Sound, la gouaille des Jug Bands de Memphis en une formule orchestrale pleine de verve et de puissance: le Chicago blues électrique.

Sonny Boy est un personnage à plusieurs facettes: impitoyable avec ses concurrents et jalonnant son «territoire» mais, dans le même temps, amical avec les apprentis-bluesmen, les accueillant, les conseillant. Il guide ainsi les premiers pas de Muddy Waters, donne des leçons d'harmonica à un Little Walter qui, à l'époque, est son strict imitateur, à Forest City Joe, Louis Myers, Snooky Pryor, Junior Wells, Billy Boy Arnold. La domination de Sonny Boy sur le blues de l'après-guerre est telle qu'il suscite non seulement nombre d'imitateurs mais aussi des musiciens qui vont jusqu'à prendre son nom, se faire passer pour lui pour obtenir de meilleurs engagements (les photos de musiciens étaient rares alors et il n'y avait pas de pochettes sur les 78t!). Le plus célèbre d'entre eux est bien sûr Aleck «Rice» Miller, le Sonny Boy Williamson n° 2. Accompagné de Walter Davis et peut-être de Big Joe Williams, le vrai Williamson retourne dans le Sud, un pistolet dans la poche, pour régler son compte à l'imposteur! Mais, heureusement pour les amateurs de blues, il ne réussit pas à le retrouver.

Comment aurait évolué le Chicago blues avec John Lee Williamson ? Sonny Boy buvait beaucoup trop et n'hésitait pas à faire monter pour danser sur scène de jolies femmes de l'assistance. Tout en jouant et chantant, il les embrassait et les caressait... Cela donnait très souvent lieu à des querelles parfois violentes. Le 1er juin 1948, après une performance de ce type au Plantation Club, Sonny Boy rentre chez lui, particulièrement imbibé d'alcool lorsque le mari d'une des dames courtisées par l'harmoniciste durant la soirée, le suit et lui perce le crâne avec un pic à glace, interrompant ainsi la carrière d'un des plus grands créateurs de l'histoire du blues. Il occupe dans l'histoire de l'harmonica-blues une place charnière, avec un sens du swing, une utilisation du double stop, deux notes jouées à la fois qui crée un effet rythmique et une utilisation permanente de la deuxième position. Cette manière de jouer de l'harmonica deviendra le jeu de base du blues orchestral.

Son oeuvre, essentielle, est intégralement rééditée sur Sonny Boy Williamson vol.1 à 5 (Document), un travail aussi entrepris par RCA: Sonny Boy Williamson 1937-38 et 1938 (RCA). SonnyBoy Williamson vol. 1, 2 & 3 (EPM) et Sonny Boy Williamson: The blues (Frémeaux & Associés) sont d'excellentes sélections couvrant toute sa carrière.
  e'xtrait de http://bluesandrythm.blogspot.com 
                                                                                                 
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