DECES DE ROBERT LOCKWOOD & DE RUTH BROWN

Publié le par bobby

 

 

le 22 Novembre 2006 : Disparition de Robert Lockwood Jr.


à Lucerne en 1999
© Philippe Prétet
 

Après Henry Townsend, c'est encore un grand témoin de la l'histoire du Blues qui disparaît avec Robert Lockwood Jr. Sans doute celui qui avait appris le plus directement de Robert Johnson, qui fut le compagnon de sa mère, peut-être même son mari.
Robert Lockwood avait été hospitalisé dans un état critique le 3 novembre dernier, après l'éclatement d'un vaisseau sanguin dans le cerveau. Il est mort hier, le 21 novembre à 17 heures, à l'hôpital universitaire de Case Western, Ohio.
Né le 27 mars 1915 à Marvell, Arkansas et après avoir, comme on le sait, subit l'influence de Robert Johnson, il poursuivit son apprentissage auprès de Hacksaw Henry, Robert Nighthawk, Sonny Boy Williamson II. A Memphis, il assista à un concert du guitariste de jazz Eddie Durham qui a changé sa perception de la musique. Il adopta la guitare électrique et découvrit les disques de Charlie Christian.
Arrivé à Chicago, sa réputation se répand rapidement et il est solliciité pour enregistrer avec Little Walter (Checker), Sonny Boy (Chess) et Otis Spann (Candid), notamment. Pourtant, sa propre carrière discographique se limite à quelques 45-tours pour Mercury et JOB dans les années 1950. Il n'a jamais aimé la grande ville de Nord et bientôt il part s'installer à Cleveland, Ohio, où il restera.
Ce n'est qu'en 1970 que Delmark enregistre le premier album de Lockwood, le fameux "Steady Rolling Man". Beaucoup d'autres suivront, pour Trix ("Contrats" et "Does 12"), Black & Blue (l'excellent "Ramblin' On My Mind", à l'occasion de la tournée Chicago Blues Festival 1982), Rounder (dont “Hangin' On” en compagnie de Johnny Shines, autre disciple de Robert Johnson), Verve, etc.

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le 18 Novembre 2006 : Décès de Ruth Brown


A San Fancisco, septembre 2006
© André Hobus
Une news récente sur ce site faisait état de l'inquiétude suscité par la santé de Ruth Brown et son hospitalisation. Elle est morte hier, 17 novembre, à Las Vegas où elle vivait.
Elle faisait partie de ce groupe de chanteuses qui, au début tout début des années 1950, ont participé à l'éclosion du rhythm and blues. Un goupe qui comprenait aussi LaVern Baker, Little Esther Phillips, Etta James, Big Maybelle.

Née Ruth Weston en 1928 à Porthmouth, en Virginie, elle s'enfuit de chez ses parents à l'âge de 17 ans, se maria au trompettiste Jimmy Brown, fut répérée en 1946 par Lucky Millinder et prise sous contrat par les disques Atlantic en 1949. Teardrops from my eyes fut son premier n°1 en 1950, suivi de 5-10-15 hours, Mama he treats your daughter mean, Oh what a dream et Mambo baby.
En France, on l'avait vu à l'occasion de la comédie musicale "Black and Blue" en 1985, qui avait aussi triomphé à Broadway et qui avait revitalisé sa carrière, lui permettant d'enregistrer à nouveau pour Fantasy et Bullseye Blues.
Soul Bag avait profité de son séjour parisien pour lui faire commenter certains de ses enregistrements et la soumettre à un blindfold test (voir SB 108 qui contient aussi sa discographie

extrait de www.soulbag.presse.fr

Publié dans crossroads

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